Présentation
Le Réseau panafricain catholique de théologie et de pastorale (PACTPAN) est une communauté en mouvement, un témoignage du pouvoir d'une Église synodale en Afrique. Le 3ème Congrès du réseau, qui s'est tenu à Abidjan du 5 au 10 août 2025, a été un événement profond.expérience vécue de synodalité." Guidé par l'esprit du Synode sur la Synodalité et l'Année Jubilaire, le congrès avait pour thème: "Voyageant ensemble dans l'espérance en tant que famille de Dieu en Afrique." Après son congrès inaugural à Enugu, au Nigeria, en 2019 et une seconde à Nairobi, cette assemblée en Côte d'Ivoire a été un moment crucial pour les membres fondateurs et les nouveaux arrivants pour réfléchir à notre voyage et tracer une voie à suivre. Pour les membres fondateurs comme moi, évaluer notre parcours et tracer un chemin vers l'avenir a été un moment inspirant. Dans ce bref article, je présente mes impressions sur ce troisième Congrès en tant que participant et membre de PACTPAN.
Le voyage de PACTPAN : d'Enugu à Abidjan
Le Réseau a considérablement évolué depuis sa création. La croissance n'est pas seulement numérique; elle a élargi son orientation, sa composition, son action, ses plans et son impact. Après le Congrès d'Enugu, le réseau s'est organisé en unités de recherche. À Nairobi, nous avons vu les débuts de ces unités, y compris: Eglise vitale, Synodalité, Femmes, "Que les enfants viennent me voir," et une nouvelle unité sur les minorités sexuelles. Des chercheurs et des agents pastoraux ont présenté des communications sur ces quatre thèmes.
Une expérience vécue de synodalité
Le Congrès d'Abidjan, cependant, a révélé quelque chose de plus profond: une expérience vécue de synodalité. Il a fourni la preuve tangible que la synodalité est non seulement possible, mais aussi profondément bénéfique pour l'Église en Afrique. Ce qui était le plus remarquable était l'engagement indéfectible de PACTPAN à l'égard de l'inclusion. Ce congrès était composé d'universitaires, de prêtres, de chefs religieux et de jeunes hommes et femmes qui ont joué un rôle clé dans son organisation et ses présentations. Les jeunes, par exemple, ont fait des présentations puissantes et ont mis en valeur leur impact dans des unités comme l'Unité de recherche sur la lutte contre la traite des êtres humains. Le congrès s'est enrichi des perspectives des laïcs, des jeunes, des religieuses, des prêtres, des évêques et des cardinaux.
Un moment inoubliable a été le témoignage du président du SECAM, le cardinal Fridolin Ambango, en écoutant attentivement non pas ce que les jeunes avaient besoin de l'Église, mais plutôt ce qu'ils font et peuvent faire dans l'Église pour l'humanité. Nous avons tous eu des moments pour nous écouter et apprendre les uns des autres.
Ce congrès a adopté une approche relationnelle de la conversation, assurant que les présentations et les discussions ne se limitaient à aucun groupe spécifique. Tous les sujets ont été enrichis par les points de vue et les perspectives des personnes de différentes générations, pays, cultures, continents, genres et vocations. Cette rencontre œcuménique a été encore renforcée par l'adoption du Palaver africain comme méthode de conversation réseau. Le Palaver permet à chacun de parler librement et de contribuer sans crainte de ne pas être pris au sérieux, allant au-delà d'une simple séance de questions-réponses. C'était une rencontre vraiment synodale.
Conclusion
La gratitude a fait écho dans les salles de l'Université catholique d'Afrique de l'Ouest à Abidjan. Cette gratitude découle du succès du congrès, de sa capacité à porter des fruits d'espoir et de la croissance positive de notre réseau. Nous sommes reconnaissants de notre courage et de l'inspiration durable de notre serviteur coordinateur, le Prof. Stan Chu Ilo. Nous reconnaissons la marge d'amélioration et nous sommes reconnaissants de nos collaborations avec des personnes de différentes Eglises.
Le plus encourageant a été la détermination collective de tous les participants à poursuivre ce voyage ensemble vers le prochain congrès au Cameroun en 2027. PACTPAN est prêt à faire progresser l'émergence d'une Église synodale en Afrique et dans l'Eglise universelle. Nous sommes un peuple synodal qui célèbre avec joie ce que le Seigneur a fait et fait à travers nous.


1 commentaire
Amazing. Thank you very much dear Norah. All is in.
It was an honor to be part of this Congress.
Together
Synodalityt