
Le don de la langue, une confiance sacrée de Dieu, est venu vivacement vivant au IIIe Congrès panafricain catholique sur la théologie, la société et la vie pastorale, tenu à Abidjan, en Côte d'Ivoire, du 5 au 10 août 2025. Plus qu'une conférence, cette rencontre du Jubilé de l'Espérance a été un moment décisif où l'Afrique a déclaré d'une seule voix : « La théologie est arrivée en Afrique ». Ses échos ne sont pas uniquement pour l'Afrique, mais pour tout le monde catholique.
De toute l'Afrique et de la diaspora sont venus théologiens, évêques, religieuses sœurs, pasteurs et chefs laïcs. Leur présence formait une tapisserie vivante de cultures, signalant un nouveau chapitre. Un message vidéo du pape Léon XIV et la présence de dirigeants religieux mondiaux tels que le cardinal Fridolin Ambongo et l'archevêque Fortunatus Nwachukwu ont affirmé la communion avec l'Église universelle.
Pourtant, la conviction plus profonde à Abidjan était claire : L'Afrique ne reçoit plus seulement l'Evangile—Il offre son propre cadeau contextuel, vibrant et plein d'espoir au monde.
Une théologie vivante et respirante
L'atmosphère d'Abidjan était fraternelle et festive. La salle de congrès vibrait avec l'accompagnement rythmique de tambours africains en tant que participants, vêtus de tissus vibrants et multicolores, engagés dans une danse impromptue. Ici, les proverbes ont évolué en arguments théologiques, et les rituels anciens ont été tissés dans la liturgie, révélant l'incarnation de la foi et la nature dynamique de l'expérience chrétienne africaine. Un participant a parfaitement capté l'esprit, décrivant le congrès comme un grand « tripode » africain qui se tient fermement sur la foi, la langue et l'espérance. Dans cette joyeuse reprise d'identité, le peuple de Dieu a affirmé que le Dieu de Jésus-Christ est vraiment un Dieu de et avec les Africains, profondément enraciné dans leur histoire et leur avenir.
Au-delà de la célébration vibrante, le congrès fut un moment de profond discernement. La déclaration finale énonçait une vision audacieuse d'une Église réellement vivante et en mission. Ce nouveau catholicisme africain serait vital et jeune. Il serait autonome, réduisant la dépendance à l'égard de l'aide étrangère, et profondément synodale, avec tous les baptisés voyageant ensemble. Ce serait aussi une Église prophétique, sans peur de faire face aux injustices de destruction écologique et de corruption. Et peut-être le plus critique, ce serait une Eglise numérique, donnant aux jeunes « missionnaires numériques » l'autorité de porter l'Evangile à de nouvelles frontières.
Un don pour tout le corps du Christ
Cette vision audacieuse du catholicisme africain a des implications mondiales. Dans un monde renaissant de ce qu'un orateur a appelé « l'épuisement structurel », caractérisé par la fragmentation communautaire, la perturbation du climat et une profonde inégalité, le congrès a insisté sur le fait que la vitalité de l'Afrique offre une voie pour l'Église universelle. Le rassemblement d'Abidjan est devenu un signe prophétique pour le XXIe siècle : un appel à de nouveaux modèles de solidarité et un échange missionnaire de dons entre le Nord et le Sud. La foi, la résilience et l'espérance de l'Afrique ne sont pas uniquement pour son peuple ; elles sont une bénédiction accordée à tout le corps du Christ.
Le congrès s'est terminé par l'adoption de la Vision SECAM pour 2050, un engagement à approfondir le lien entre la théologie et la vie quotidienne, et à développer une théologie politique capable d'engager avec l'Afrique des crises urgentes. Surtout, le rassemblement a affirmé que l'espérance a un visage: le Christ ressuscité. Il est dans sa lumière que l'Afrique marchera avec confiance dans l'avenir, en construisant des structures d'espérance à travers l'agence de son peuple et la grâce de Dieu.
Conclusion: Théologie à la maison
L'IMII panafricaine Le Congrès catholique était une réunion familiale de la foi et de la culture, de la mémoire et de la mission. Il a déclaré que la théologie n'est plus une importation étrangère, mais une pratique vivante et cultivée, enracinée dans le sol africain. Comme l'a fait remarquer un participant :
Ce Jubilé de l'espérance n'est pas une fin, mais un début puissant. La théologie est vraiment arrivée en Afrique, et de l'Afrique, elle parle maintenant au monde.

