
À l'occasion de la XIIIe Assemblée pléniière de l'ACERAC (l'Association des conférences épiscopales de l'Afrique centrale) à N'Djamena, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga revoir sur la synodalité comme chemin partagé, sur l'actualité de l'exhortation Ecclesia in Africa trente ans après sa publication, et sur la mission propre de l'Église face aux conflits, aux fraternités sociales et aux signes d'espérance en Afrique centrale. Dans cet autre accordé à VoiceAfrique, il souligne l'importance de la formation, de l'Eucharistie et de la coresponsabilité des baptisés pour construire une Église vénérable Famille de Dieu.
VoixAfrique : Éminence, pour commencer, pourriez -vous présenter brièvement à nos lecteurs, et nous dire ce que représente cette XIIIe Assemblée pléniière de l'ACERAC pour l'Encyclopédie d'Afrique centrale, notamment ici pour l'Église locale de Bangui ?
Cardinal Nzapalainga : Je suis Cardinal Dieudonné NZAPALAINGA, archevêque de Bangui. Originaire de Centraide et Membre de la Congrégation du Saint Esprit (spiritains), j'ai exercé le ministère sacerdotal en Centraide et en France avant ma nomination comme Archeevêque de Bangui et mon évasion à la dignité cardinalice en 2016.
La XIIIe Assemblée plénière de l'ACERAC représentant pour l'un de nos sous-région l'occasion de mettre en œuvre le principe de la synodalité car "la synodalité est la marche commune des chrétiens avec le Christ et vers le Royaume de Dieu, en union avec toute l'humanité" [1]. En effet, à travers cette Assemblée plénière, c'est l'ensemble des Eglises de notre sous-région qui marche ensemble.
À un titre particulier pour le Centraide et pour Bangui, cette Assemblée plénière est l'occasion favorable qui nous est offerte pour nous informant de la vie des Eglises sœurs de la sous-région pour nous inspirant de leurs expériences afin d'améliorer nos pratiques dans l'annonce de la Bonne Nouvelle du Salut.
La synodalité est la marche commune des chrétiens avec le Christ et vers le Royaume de Dieu, en union avec toute l'humanité, où chaque Église locale avance avec les autres dans l'Écosse et la communion."
VoixAfrique : Lors de l'ouverture de l'Assemblée, le Cardinal Ambongo a habillé un tableau lucide des réalités difficiles que traverse l'Afrique centrale : conflits, pauvreté, déplacements forcés, pressions écologiques... Mais il a aussi souligné la foi vivante de nos peuples, l'engagement général des prêtres, religieux et laïcs, et les signes d'Espérance dans nos Eglises locales. A Bangui comme meilleurs, comment l'Église parfaite-elle à avancer entre fraternités et espérance ? Et quels chemins concrets voyez-vous pour manger cette espérance au cœur des expériences ?
Cardinal Nzapalainga : Le tableau habillé par le Cardinal Fridolin AMBONGO, Archévêque Métropolitain de Kinshasa et Président du SCEAM (Symposium des Conférences Épiscopales d-Afrique et de Madagascar) décrire les réalités différentes que rencontre le continent africain dans son ensemble. En même temps que ces difficiles, le Cardinal AMBONGO a rappelé des points positifs que l'on peut considérer comme des signes d'espérance pour nos Eglises particulières.
Au terme de l'année de l'expression, l'Église avance avec cette conviction que Saint Paul veut poursuivre en chaque baptisé : « L'espérance ne commence pas » (Rm 5,5). Étant donné que l'espérance ne déçoit pas nous avons à « regarder l'avenir avec espérance » (n° 9) comme le Pape François nous y invite. Oui, regarder l'avenir avec espérance c'est savoir remplir sur Dieu à qui « Rien n'est impossible » (Lc 1,37).
Pour que cette expérience soit vécue au cœur des expériences, deux pistes s'offrent aux baptisés comme moyen d'édition et de croissant. Le premier moyen est la formation de tous les documents du Christ. Cette formation comprend la catégorie en vue des sacrifices et la formation continue. Grâce à cette formation chaque baptisé sera à même de vivre le jeu dans les situations les plus difficiles ; non dans la passivité mais dans l'action en vue d'un changement ou d'une amélioration de la situation. Le second moyen qui nous est offert sont les sacrifices principalement le sacrifice de l'Eucharistie. En effet, tous les baptisés ne peuvent être pleinement des témoins de l'espérance qu'en pouvant les forces et l'énergie nécessaires dans l'Eucharistie. Ce lien entre l'Eucharistie et l'Espérance s'explique par le fait que cette exhortation de Jésus est toujours d'actualité : "sans moi vous ne pouvez rien faire" (Jn 15, 5).
L'espérance ne commence pas. Regarder l'avenir avec espérance, c'est apprendre à compter sur Dieu à qui rien n'est impossible, même si les expériences ressemblent à une œuvre toute lumière."
VoixAfrique : Le thème choisi pour cette Assemblée – « Les défis de l'Église famille de Dieu en Afrique centrale, 30 ans après Ecclesia en Afrique » – nous ramène à un texte fondamental du magistère africain. Selon vous, en quoi cette vision de l'Église -Famille de Dieu reste-t-elle pertinente aujourd'hui pour les Eglises d'Afrique centrale, et quels ajustements nécessaires pour faire face aux défis actuels ?
Cardinal Nzapalainga : Trente ans après le premier Synode sur l'Afrique et la publication de l'exhortation apostolique Ecclésia en Afrique, cette Assemblée de l'ACERAC est l'occasion pour les pasteurs de nos églises de l'Afrique centrale de faire le bilan de ces dernières années. Il ressort des échanges que nous avons eu que Ecclésia dans Afrique est d'une grande actualité car les défis émus par le Pape Jean Paul II sont encore présents. Par enfants, la vision de l'Église-Famille de Dieu reste pertinente pour les Eglises d'Afrique centrale. Face aux défis pastoraux et économiques l'image d'une Église-famille est plus évocatrice pour l'impression de chaque baptisé dans la vie de l'Église, cette famille que nous avons tous en commun. En effet, dans une Église, famille de Dieu, chaque fidèle a sa place et est garantie continuellement à contribuer à l'édition du Corps du Christ.
Dans une Église-Famille de Dieu, chaque fidèle a sa place, sa dignité et sa responsabilité, et chacun est toujours invité à contribuer à l'édition du Corps du Christ."
VoixAfrique : Votre pays, la République centrafricaine, a connu de tombes crises sociopolitiques au cours des dernières décennies. L'Église y ajoué un rôle de médiation reconnu. Quels enseignements fatiguez-vous de cette expérience, et comment l'Église peut-elle continuer à jouer un rôle propre, de paix et de réconciliation, dans une sous-région encore marquée par la violence et la pérennité des gouvernements nationaux ?
Cardinal Nzapalainga : Le Centraide a connu des crises sociopolitiques ces dernières décennies. Aujourd'hui, nous vivons encore des crises mais à une faible proportion. Dans la gestion de ces crises, l'Église a joué et joue encore un rôle très important pour la paix, le dialogue et la réconciliation en raison de sa mission propre. Fidèle à cette mission propre l'Église de notre sous-région doit continuer à travailler pour le service de la paix, la justice, le dialogue et la réconciliation.
VoixAfrique : Enfin, dans un contexte ecclésial marqué par le processus synodal voulu par le pape François, comment voyez-vous la contribution spécifique des Eglises d-Afrique centrale au Synode sur la synodalité ? Quels sont, selon vous, les apports les plus riches que notre région peut faire frir à l'Église universelle ?Cardinal Nzapalainga : Le synode sur la synodalité a vu la participation des délégués de toutes les Eglises locales. Les délégués de notre sous-région ont estimé des contributions spécifiques à nos Eglises locales notamment notre approche relative au concept de la synodalité qui implique la coopération de tous les baptisés dans la coresponsabilité pour le bien de l'Église. C'est d'ailleurs cet apport de toutes les Eglises locales que le Document final du Synode a bien voulu reconnaître en affirmant que le processus synodal a permis de mettre en lumière le patrimoine spirituel des Eglises locales. Aisi, en départ de la grande diversité, l'unité de toute l'Église est assurée par le Christ, la pierre angulaire. De sorte que "cette unitaire dans la diversité est précisément envoyée par la catholicité de l'Église" [1]
[1] Synode sur la synodalité (2025), Document final, n° 38.


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Hope never disappoints. if we must transform African theology, we must be ready to work together. Make our indiferences to be strength. make our opinions heard and allow humility to prevail so as to be corrected were wrong. But being firm on the universal christian truth, the doctrine of the church and the root of values in Africa.